1er épisode de mes aventures

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de Paimboeuf à l’île d’Yeu, escale à la pointe Saint Gildas

Aujourd’hui c’est le grand jour, je pars en navigation pour la première fois  sur mon Pen Duick 600 baptisé Ordalie. Je quitte Paimboeuf une commune des bords de Loire. C’était autrefois un grand port de commerce, mais ça comme on dit c’était avantElle demeure une jolie petite ville si vous voulez y faire escale

Je profite de la marée descendante pour quitter les lieux, le courant me parait un peu fort mais le soleil brille, le ciel est bleu direction la pointe saint Gildas puis Noirmoutier et enfin l’île d’Yeu si tout va bien. La navigation dans l’estuaire de la Loire ne semble pas bien compliqué si vous respectez le balisage, les informations du pilote côtier et surtout les conseils des habitués. On m’a dit «  tu longes sans en être trop près les bouées vertes en remontant comme en descendant « .

J’applique scrupuleusement les conseils que l’on me donne en veillant à ne pas me rapprocher du centre du chenal ou circulent habituellement les cargos Force de constater que j’ai bien fait de les écouter au milieu de la Loire sur un voilier de 6 mètres, les cargos sont impressionnants même lorsqu’ils ne sont pas très grands. Celui  qui me dépasse ne semble pas très long, pourtant son étrave soulève une vague de plus d’un mètre et s’en suit toute une série qui malmènent mon petit voilier déjà naturellement bien gitard. Rien de bien dangereux mais un peu déstabilisant et impressionnant pour le débutant que je suis et pour mon chien Prénommé Elan c’est un teckel à poils dur ( vous ferez sa connaissance un peu plus tard ). 

Pour l’heure, il est allongé sur la couchette avant et se demande bien ce qui se passe.

Le pont de Saint Nazaire semble aussi démesuré et immensément haut,

J’ai roulé dessus maintes et maintes fois. Mais aujourd’hui je passe dessous j’ai le sentiment de franchir une étape de ma vie. 

Initialement je ne devais pas  faire escale à la pointe Saint Gildas. Avec un vent force 2 à 3, je pensais naviguer à l’extérieur de la baie de Bourgneuf une partie de la journée puis  prendre la direction de la plage des dames à Noirmoutier en fin d’après-midi avec la marée profiter du courant et rester là quelques jours au mouillage.

C’est donc en toute confiance que je profite de cette première navigation sous un grand soleil, la grand voile hissée et le foc gonflé même si ça ne va pas bien vite, 2 noeuds 8 – 3 noeuds, je ressent une légère vibration dans la barre c’est un peu comme la première cigarette, c’est grisant  je suis content de moi et du voilier que j’ai acheté 

car certaines mauvaises langues le décrivent comme étant une cannette de coca.

Chanson de marin

Vogue la vie, vogue l’aventure

Nous, les marins, nous ne faisons qu’un

Amis, buvons à nos joies futures

Chantons en chœur à nos lendemains

Nous avions dans nos cœurs l’image

De collines sauvages

Un très frais vent qui souffle en rafale

Sur une fleur de Bruyère

Nous avions dans nos cœurs une île

Entourée de mystère

Une légende sur un lac perdu

Qu’on chante l’hiver venu…

Vogue la vie, vogue l’aventure

Nous, les marins, nous ne faisons qu’un

Amis, buvons à nos joies futures

Chantons en chœur à nos lendemains

Cette brève euphorie dissipée il me faut reprendre pied En l’absence de pilote automatique ou de régulateur d’allure, le midi j’essaye de me mettre à la cape, je ne sais pas si c’est vraiment comme ça que l’on procède exactement pour une mise à la cape j’essaye de faire ce qui est écrit dans les livres ça semble fonctionner, le bateau est stoppé et dérive tranquillement avec le courant

Par contre pour faire la cuisine comme ça, j’ai un peu la flemme, l’idée de sortir le réchaud sans balancelle finalement j’attrape une boite de galettes saint michel je mangerai mieux ce soir.

Pour celles et ceux qui ne le savent pas la mer et le vent eh bien ça donne faim alors les galettes saint michel c’est très bon le matin au petit déjeuner trempées dans le café au lait mais là j’ai faim, je suis en mer depuis plusieurs heures si je compte les trois heures de descente de la Loire et je décide de faire une escale à la pointe saint gildas.

Contacté par radio, la capitainerie me propose une bouée visiteur pour passer la nuit au prix d’une quinzaine d’euros. C’est un petit port qui ne protège pas complètement en cas de tempête , c’est un abris avec un cabinet de toilette et une douche

Maintenant il me faut attraper cette foutue bouée. Ce n’est pas sorcier mais quand on a qu’une semaine d’expérience à la voile effectuée lors d’un stage aux glénans. Je l’a fait court, je vais devoir m’y prendre à trois reprises mais en restant zen et en prenant ça avec le sourire on y arrive finalement

Maintenant je vais pouvoir me reposer un peu et casser la croute mais c’est sans compter sur mon chien qui lui ne pense qu’à une chose descendre à terre pour aller faire son pipi et renifler de bonnes odeurs, 

Demain nous repartirons vers Noirmoutier que j’espère rallier en Trois ou quatre heures. À bientôt 

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